Le Rapport Social Unique 2025 a été publié par le ministère en juillet 2026. Ce document confirme une baisse importante des effectifs des effectifs d’ouvrier de l’etat au sein du ministère des armées.
Voici une analyse chiffrée :
1. Évolution globale 2017 → 2025
| Catégorie | 2017 | 2025 | Évolution | Évolution % |
|---|---|---|---|---|
| Ouvriers de l’État | 11 849 | 7 489 | −4 360 | −36,8 % |
| Chefs d’équipe | 2 374 | 1 517 | −857 | −36,1 % |
| TSO | 1 253 | 812 | −441 | −35,2 % |
| Total ouvriers de l’État | 15 476 | 9 818 | −5 658 | −36,6 % |
Les chiffres 2025 donnent 7 489 ouvriers, 1 517 chefs d’équipe et 812 TSO, soit 9 818 personnels à statut ouvrier, ce qui correspond bien au « environ 9 800 » affiché.
En 2017, le bilan social comptabilisait 15 476 personnels dans ces trois catégories.
En huit ans, le ministère a donc perdu environ 5 660 personnels à statut ouvrier, soit plus d’un sur trois.
2. Le signal le plus préoccupant : les départs de 2025
- 9 800 personnels à statut ouvrier ;
- 964 départs en 2025 ;
- seulement 323 recrutements.
soit un solde apparent de −641 personnes sur l’année 2025.
Si ces flux étaient maintenus sans changement, le rythme serait difficilement compatible avec un simple remplacement des générations.
Pour la CGT, la situation est revelatrice de la volonté ministèrielle d’ettoufer les effectifs : en 2025, il y a environ trois départs pour un recrutement.
3. Une pyramide des âges qui accentue le problème
- âge moyen : 49 ans ;
- âge moyen de départ en retraite : 61,5 ans.
Cela signifie qu’une part importante des 9 800 agents ourviers se trouve déjà dans la deuxième moitié de carrière.
Pour la CGT, cela accentue le probleme : le problème n’est donc pas seulement le niveau actuel des effectifs. Le ministère doit simultanément remplacer les départs à la retraite et conserver les compétences techniques.
4. Une baisse qui intervient alors que le ministère veut augmenter ses effectifs
Le ministère indique que le RSU 2025 confirme une hausse significative des effectifs militaires et civils et une dynamique de renforcement des ressources humaines.
Par ailleurs, la LPM 2024-2030 prévoit à terme 275 000 militaires et civils, dont 65 000 civils.
On a donc un paradoxe :
Le ministère augmente globalement ses effectifs, mais les personnels à statut ouvrier continuent de représenter un effectif très inférieur à celui de 2017.
Un changement de modèle plus d’externalisaton et plus de contractuels , voila leur vision.
5. Une diminution d’environ 5,5 % par an en moyenne
Entre 15 476 agents en 2017 et 9 818 en 2025, la baisse moyenne annualisée est d’environ 5,5 % par an.
Ce n’est donc pas une diminution ponctuelle : c’est une tendance structurelle sur toute la période.
Et surtout, environ 63,4 % seulement de l’effectif ouvrier de 2017 subsiste en 2025.
En conclusion
Le chiffre le plus important est −36,6 %.
Entre 2017 et 2025, le ministère des Armées est passé de 15 476 à 9 818 personnels à statut ouvrier, soit une disparition de 5 658 emplois/personnes, tandis que les trois composantes — ouvriers, chefs d’équipe et TSO — ont toutes diminué d’environ 35 à 37 %.
Et la situation ne semble pas encore stabilisée en 2025 : 323 recrutements pour 964 départs, avec une population dont l’âge moyen atteint 49 ans.
Pour la CGT, derrière les jolis mots de ceux et celles qui s’estampillent souverainistes, il y a la réalité des chiffres et l’érosion statutaire, qui profitera forcément aux velléités des industriels privés et à une précarisation des personnels civils à travers les recrutements sous forme de contrats.